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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 19:16

Bruxelles, 8 mars 2012 –

En cette journée internationale des femmes, des organisations de femmes francophones et néerlandophones tirent ensemble la sonnette d’alarme sur les mesures d’économie du gouvernement. Elles feront part de leurs préoccupations à Joëlle Milquet, ministre fédérale de l’égalité des chances, et demandent des chiffres révélant l’impact des mesures de crise sur les femmes.

Les statistiques et indicateurs de genre, publiés il y a quelques jours par l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes, ont montré une fois de plus très clairement à quel point l’écart était déjà grand entre les situations socio-économiques des femmes et des hommes. Avec les mesures d’économies actuelles, les femmes vont payer encore plus cher pour les responsabilités familiales qu’elles assument, ce qui est inadmissible :

- Le crédit-temps, majoritairement pris par les femmes, sera plus difficilement accessible. Car dans une société profondément inégalitaire, ce sont elles, massivement, qui prennent des temps partiels ou arrêtent de travailler professionnellement pour s’occuper des enfants (les femmes représentent 84 % des personnes de 25 à 49 ans qui prennent un crédit-temps).

- Des conditions plus strictes en matière de chômage s’ajoutent encore au tableau. Comme un emploi est désormais jugé convenable et doit être accepté s’il est situé à moins de 60 km du domicile (au lieu de 25 km) sans prise en compte de la durée des déplacements (avant max. 4h par jour) et que le manque de place d’accueil pour enfants n’est pas une raison valable pour refuser un emploi, plus de femmes risquent soit de se retrouver dans un emploi à temps partiel, soit de se voir exclues du chômage. Sans parler de l’accélération de la dégressivité des allocations, plus grave encore pour les femmes qui sont surreprésentées dans la catégorie “cohabitant” et son forfait ridiculement bas.

- La limitation des pensions de survie va dans le sens d’une individualisation des droits – revendiquée depuis les années 80 par de nombreuses associations féministes. Néanmoins, les organisations de femmes insistent pour que cette individualisation des droits se fasse dans le cadre d’une réflexion globale sur la modernisation de notre système de sécurité sociale en lien avec les évolutions de la société et sans appauvrir les femmes. Par ailleurs, il faut préciser que 44,3 % des femmes travaillent à temps partiel et que les femmes sont déjà surreprésentées parmi les bénéficiaires des pensions les plus basses (59 % des femmes touchent une pension mensuelle de moins de 1000€ contre 33 % des hommes). De plus, rappelons qu’il y a à peine 10 ans, les femmes ont déjà vu passer l’âge de leur pension légale de 60 à 65 ans sous prétexte d’égalité, et cela sans contrepartie (meilleure rémunération, conditions de travail, places d’accueil,...) !

Face à cette augmentation de la dépendance financière et donc du risque de pauvreté des femmes - et cela est d’autant plus vrai pour les femmes peu scolarisées et les femmes des minorités ethno-culturelles - est-ce une solution durable que celle de veiller (comme le propose le gouvernement) à ce que les CPAS puissent faire face à une augmentation de leurs dépenses ?

En 2007, une loi sur le mainstreaming du genre a pourtant été votée. Elle prévoit que chaque politique doit être évaluée quant à ses effets différenciés sur les femmes et sur les hommes. Mais 5 ans après, cette loi reste toujours lettre morte. Pour savoir exactement quelle part de l’addition les femmes vont devoir payer, les organisations de femmes doivent apparemment analyser elles-mêmes cet impact différencié selon le genre. Ce 8 mars, les organisations signataires souhaitent que le gouvernement applique ses propres règles et organise un audit permettant d’estimer la contribution financière des femmes à cette crise. Les organisations de femmes seront vigilantes au calendrier et à la qualité de cet audit. Un audit plus complet pourrait également être envisagé dans un deuxième temps pour mettre en évidence l’ensemble des injustices financières existant entre les hommes et les femmes, au point de vue fiscal, social, professionnel,…

Le mouvement des femmes belge réaffirme également sa solidarité avec toutes les femmes qui subissent un peu partout les effets de la crise économique. Nous refusons de voir reculer nos droits sociaux pourtant déjà insuffisants et réclamons avant tout plus d’égalité et de justice sociale.

ABVV/FGTB 
ACV/CSC 
Comité de Liaison des Femmes 
Ella 
Flora, réseau d’expertise 
Genderatwork 
KAV 
La Voix des Femmes 
Les Femmes Prévoyantes Socialistes 
Le Monde selon les femmes 
Synergie Wallonie pour l’égalité entre les Femmes et les Hommes 
Vie Féminine 
VIVA-SVV 
Vrouwen Overleg Komitee 
29, Rue Blanche ASBL

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:32

 

Que de changements dans la condition féminine des pays dits développés !
Mais aussi quelles souffrances encore pour les femmes des pays en développement !
 
Nous devons aider les leaders qui au péril de leur vie souvent combattent le machisme qui entretient la négation des droits des femmes.  Ces femmes, comme les pionnières chez nous, sont des héroïnes.  La charte des droits de l’Homme, complétée de la Commission des Droits des Femmes, est le fondement légal et moral sur lesquels nous nous appuyons pour barrer le recul et pousser l’évolution.
 
A l’heure des ras-le-bol et révolutions des peuples contre leurs dirigeants et la pauvreté endémique provoquée par le capitalisme international et les banques, nous ne pouvons nous contenter de nous indigner et de nous sentir impuissant-e-s.  Nous le pouvons d’autant moins que – l’histoire nous le dit – si les femmes sont en première ligne dans les combats, elles sont souvent renvoyées dans l’inégalité dès que la paix revient.
 
Soyons vigilantes aussi, que l’austérité ne soit surtout pas la source de recul des acquis de nos luttes pour le partage des tâches et de l’emploi !  Soyons présentes pour dire aux partis politiques que nos communes et provinces doivent tenir compte des conditions de l’égalité des femmes et des hommes, sinon au lieu de plus de solutions pour la conciliation travail – famille, les femmes seront à nouveau coïncées par le « care » familial.  Et pour celles qui auront le choix, car il en aura beaucoup d’autres qui ne l’auront pas, le calcul financier fera encore balancer la décision et la pression pour qu’elles lâchent leurs carrières professionnelles sera la plus forte.  
 
Alors qu'on sait que seule l’indépendance économique (le revenu personnel) est la clef de l’autonomie et des décisions possibles, les statistiques nous crient la détérioration des conditions de vie pour le grand nombre.  
 
Faisons la synergie de nos questions, de nos réflexions, afin de les porter ensemble au nom des femmes vivant dans nos communes, nos provinces et nos régions, pour que les décidions politiques aillent dans le meilleur sens possible pour remanier les dépenses publiques intelligemment et en profiter pour rectifier des politiques traditionnelles contraires à la concrétisation de l’égalité.
 
Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes
Reine Marcelis
Lisez la suite de notre newsletter de mars ici
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 14:14

A l'ouverture de la 56ème session de la Commission de la condition de la femme lundi au siège des Nations Unies à New York, la Vice Secrétaire générale de l'ONU, Asha-Rose Migiro, a encouragé les pays à travers le monde à accorder plus d'attention à la protection et à l'autonomisation des femmes rurales. « Nous devons accorder plus d'attention à la protection et à l'autonomisation des femmes rurales. En libérant leur potentiel nous ferons un grand bond dans la lutte contre la pauvreté et la faim. Nous ferons également de grands progrès dans le domaine du développement durable », a déclaré Mme Migiro dans un discours.

La 56ème session de la Commission de la condition de la femme se focalise sur le thème de l'autonomisation des femmes rurales et de leur rôle dans l'élimination de la pauvreté et de la faim et dans le développement durable. La session qui doit durer jusqu'au 9 mars doit examiner les actions urgentes à entreprendre pour faire véritablement changer la vie de millions de femmes rurales. Ces recommandations permettront d'étayer les travaux d'autres forums politiques, telle que la Conférence sur le développement durable Rio+20, en juin 2012 à Rio, au Brésil.

« Les femmes rurales constituent un quart de la population mondiale », a souligné Mme Migiro. « Ce sont des dirigeantes, des productrices et des entrepreneuses », a-t-elle ajouté. « Leurs contributions sont cruciales pour le bien-être des familles, des communautés et des économies locales et nationales, ainsi que pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement ». Les femmes rurales constituent une grande part de la main-d'œuvre agricole, produisent la majeure partie des produits alimentaires cultivés, notamment dans l'agriculture de subsistance, et fournissent la plus grande partie des soins non rémunérés dans les zones rurales. L'agriculture fournit des moyens d'existence à 86% des femmes et des hommes ruraux, et des emplois à environ 1,3 milliard de petits exploitants agricoles et de travailleurs sans terre, dont 43% sont des femmes, souligne pour sa part ONU-Femmes dans un communiqué de presse publié à cette occasion.

Pourtant, les droits et contributions de ces femmes sont largement ignorés. Si les femmes rurales bénéficiaient d'un accès égal aux ressources productives, les meilleurs rendements agricoles pourraient permettre de réduire de 100 à 150 millions le nombre de personnes souffrant chroniquement de la faim à travers le monde. Les études montrent toutefois des écarts persistants, qui ont des conséquences sur la vie des femmes rurales.

Même si les femmes bénéficient de l'égalité des droits de propriété dans 115 pays et des droits à l'héritage dans 93 pays, les disparités entre les sexes au niveau de la propriété foncière perdurent à travers le monde.

Les femmes rurales sont également confrontées à davantage de difficultés que les hommes pour accéder aux services publics, à la protection sociale, à l'emploi et aux marchés, en raison des normes culturelles, des questions de sécurité et du manque de documents d'identification.

 

Pour approfondir la question, la Coopération Technique Belge invite à une rencontre sur le thème « Genre et Agriculture, l’autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et la faim" avec Eve CROWLEY PhD, Directrice adjointe, Division de la Parité Hommes/Femmes, de l’Équité et de l’Emploi rural, FAO (Rome)

 

Le 8 mars 2012, de 12 h à 14 h 30

Agence belge de développement/ Rue Haute 139, 1000 Bruxelles - ‘Espace Jacqmotte’

Inscription avant le 01/03 : celine.soetaert@btcctb.org (Participation gratuite)

Infos : saskia.ravesloot@btcctb.org

Langues : AN + FR/NL

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 14:12

 

Le  3 mars a eut lieu en Grande-Bretagne une réunion de la puissante IFAB (International Football Association Board), seule instance habilitée à se prononcer sur les règles du football. A la rubrique « questions diverses », sous un libellé sibyllin que seuls les initiés savent décrypter, figure un sujet particulièrement litigieux, celui du port du hidjab islamique sur les terrains de foot, ce qui est contraire au règlement en vigueur.

Depuis deux décennies, en effet la République Islamique d'Iran fait pression sur les fédérations sportives internationales et le Comité International Olympique (CIO) pour que le port du costume islamique par les athlètes féminines soit accepté dans le stade.

Le CIO a déjà cédé

Dès 1996, aux JO d'Atlanta le CIO autorisait l'entrée dans le stade olympique de la première athlète en tenue islamiquement correcte, c’est-à-dire couvrant entièrement son corps. Pourtant l'article 51 de la Charte Olympique énonce que toute expression politique ou religieuse est interdite dans tout site olympique. En 2008 aux JO de Pékin quatorze délégations défilaient avec des femmes ainsi vêtues. L'athlète du Bahreïn, Rakia al-Gassra ne faisait pas mystère du caractère religieux de sa tenue. La débandade du CIO devant le chantage islamique  fait peu de cas du courage des glorieuses médaillées, la marocaine Nawal El Moutawakel et l'algérienne Hassiba Boulmerka qui ont bravé la menace des intégristes et ont couru, comme les autres, bras et jambes nus avec le costume règlementaire devenant ainsi des modèles pour la jeunesse de leur pays.

La FIFA a tenté de résister en se fondant sur son règlement

Invoquant la Loi 4 de son règlement sur l'équipement des sportifs, la FIFA refusera le port du hidjab et exclura l'équipe de foot féminine d'Iran de la liste des participants aux premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse à Singapour (août 2010).

Face aux menaces de représailles des pays islamiques le président de la FIFA se ravisera et acceptera un 'compromis' parfaitement hypocrite : les joueuses seront couvertes de la tête aux pieds, à l'exception des oreilles et du cou... ( même ce compromis ne sera pas respecté puisque les joueuses portaient un bonnet couvrant les oreilles).

Nouvel épisode, au printemps 2011, en Jordanie lors des épreuves qualificatives pour les JO de Londres. L'équipe d'Iran se présente à nouveau couverte de la tête aux pieds. Le représentant local de la FIFA décide de l'exclure. Nouveau scandale, les critiques acerbes venant de tous bords pleuvent sur la FIFA.

Notons, et ce n'est pas anodin, que les intérêts économiques en jeu, un marché de millions de costumes sportifs islamiquement corrects, et idéologiques, une tribune internationale pour les tenants de l'islam politique, sont considérables.

C'est alors que le vice-président de la FIFA, qui se trouve être un des frères du roi de Jordanie, organisera à l'automne 2011 un séminaire à Amman, avec la participation de médecins, de responsables sportifs et d'experts en tous genres.

La conclusion en sera que non, le hidjab n'est pas un signe religieux mais seulement un signe 'culturel', donc il n'est pas en infraction avec le règlement de la FIFA ! CQFD.

La FIFA s'empressera d'indiquer lors de la réunion de son Comité Exécutif à Tokyo en décembre, qu’elle a 'entendu' le message. La FIFA assure le secrétariat des réunions de l'IFAB, elle prépare l'ordre du jour et les motions soumises au vote...

La fin de l'histoire ?

La réunion de l'IFAB le 3 mars servira-t-elle à entériner la décision de la FIFA ? A moins que certains de ses membres aient un sursaut de lucidité en se rappelant les fortes paroles de Brian Barwick alors qu'il était membre de l'IFAB, sur la même question :

«S'il est juste de se montrer sensible aux opinions et philosophies des autres, il est tout autant nécessaire de fixer des règles auxquelles on adhère, et notre préférence va à la loi 4 »

Ni la politique ni la religion n'ont leur place dans le stade. Ce qui est en jeu ce sont les valeurs et l'idéal d'universalisme qui sous-tendent les règles sportives car la neutralité du sport permet la rencontre de la jeunesse du monde entier, au delà de ses différences.

Annie Sugier, Présidente de la LDIF (Ligue du Droit International des Femmes)

Anne-Marie Lizin, Présidente honoraire du Sénat Belge et membre de la LDIF

Linda Weil-Curiel, Secrétaire Générale de la LDIF

 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 12:35

Synergie Wallonie pour l'égalité entre les femmes et les hommes est au côté des Collectifs des  Femmes contre la Violence dans les couples pour obtenir des pouvoirs publics davantage de moyens. Ceux-ci permettraient de renforcer le travail de prévention dans les écoles, auprès des jeunes, mais aussi le travail d’accompagnement des victimes par les associations de terrain et le suivi des auteurs de ces violences pour agir contre les récidives. Pour cela des moyens sont nécessaires aussi bien en termes de places d’accueil dans les centres d’hébergement d’urgence qu’en matière de formation des travailleurs de première ligne.

La violence conjugale et intrafamiliale n’est pas une affaire de culture, de classe sociale, de religion: elle touche une femme sur trois dans le monde, elle est une cause de mortalité importante et de traumatismes psychologiques chez les enfants qui en sont les témoins.

Agir pour éradiquer ce phénomène de société, trop longtemps considéré comme relevant de la sphère privée, fait partie intrinsèque du chemin vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Synergie Wallonie s’associe à toutes celles et ceux qui oeuvrent en ce sens.

 

 

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Présentation

  • : Synergie Wallonie pour l'Egalité entre les Femmes et les Hommes asbl
  • Synergie Wallonie pour l'Egalité entre les Femmes et les Hommes asbl
  • : Blog de l'asbl Synergie Wallonie pour l'Egalité entre les Femmes et les Hommes. Association pluraliste, Synergie Wallonie a pour but de promouvoir la cause des femmes par des activités valorisant l'empowerment des femmes et l'égalité femmes-hommes, en particulier dans les domaines de compétences de la région Wallonne, et cela, en collaboration avec toutes les parties prenantes (société civile, associations, administrations, centres de recherche, entreprises et institutions).
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